Retrouver de l’espace dans sa demeure en se détachant des émotions du passé

  • 27 Janvier 2022
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Cet article a été rédigé par les auteurs invités Julie Charland et Michel Gérin de Un futur simple. (je vous reparle de notre collab' en fin d'article)

Le cocooning ou coconnage – se dorloter dans le confort de sa demeure – s’est évidemment beaucoup répandu depuis le début de la pandémie. Pour certains, cela évoque des épaisseurs de tissus sur les meubles (jetés, coussins, nappes), sur les murs (draperies, tapisseries, toiles), et sur soi (draps, douillettes et serviettes de toutes sortes). Pour d’autres, ça se manifeste par des placards remplis de chandails, vestes, manteaux et compagnie. Le tout dans le but de se sentir enveloppé, à l’abri du monde, dans son nid.

Notre nid se construit aussi parfois avec des objets rappelant différentes étapes de notre vie, nos voyages, nos amours et amitiés, les premières années de nos enfants et peut-être les dernières de nos parents.

Cependant, à force d’accumuler, le cocon peut devenir étouffant, le passé occupant trop de territoire pour en laisser au présent. 

Comment pouvons-nous alors retrouver de l’espace pour nous épanouir?

Avant de répondre à cette question, une petite parenthèse : Lorraine nous a invités à inclure dans ce billet un des éléments habituels de notre blogue, c’est-à-dire une pièce musicale pour accompagner l’article. Nous vous invitons donc à poursuivre la lecture en écoutant la musique inspirante d’Alexandra Stréliski.

De cocon à oasis

Au lieu d’un cocon, pourquoi ne pas créer une oasis? La différence, c’est que l’oasis représente et ne contient que ce qui apparaît essentiel à notre bien-être. Plutôt que d’être un refuge comme le cocon, l’oasis s’avère un lieu de ressourcement, un endroit recherché où l’on sent que l’on accède au meilleur de soi.

Votre demeure éveillera ainsi des sentiments de bien-être et de soulagement. 

En portant un regard critique sur ce qui contribue à une émotion anxiogène dans votre milieu, il est possible de passer à l’action, à la vitesse et à la profondeur qui vous convient. Nous vous offrons donc quelques pistes pour passer du cocon à l’oasis et retrouver de l’espace.

Laissez aller les rabat-joie et les souvenirs

Bien sûr, les personnes négatives n’habitent probablement pas (ou plus) physiquement dans votre demeure. Se peut-il que vous leur accordiez tout de même une place en gardant des cadeaux, des photos, des objets associés à ces individus? Peu importe la valeur monétaire, le coût à votre santé mentale est sans doute plus grand. Considérez détruire, donner ou vendre de tels souvenirs pour vous libérer de l’emprise que vous allouez encore à ces personnes.

Il peut aussi y avoir chez vous des objets qui, sans être rattachés à une personne, vous occasionnent un petit mal de ventre en les apercevant. Ce peut être un mauvais achat, le sujet d’une dispute, un rappel d’anciens emplois, passe-temps ou habitudes. En retirant ces choses de votre résidence, vous serez libéré.e d’une partie du passé. Vous serez surpris.e de voir combien ces objets et souvenirs vous pesaient.

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Faites place à de nouveaux souvenirs

À s’entourer du passé, même heureux, il devient plus difficile de faire une place au présent et à ce qui importe davantage dans votre vie. 

Nous avons probablement tous rapporté d’un voyage des souvenirs qui avaient plein de sens à l’achat pour éventuellement se retrouver dans une boîte au fond d’un placard. À moins de prendre un réel plaisir à contempler régulièrement vos souvenirs, ils ne font qu’occuper de l’espace dans votre maison. Si vous y tenez, ne conservez qu’un ou deux objets qui valent la peine et mettez-les en évidence. Sinon, aussi bien les donner, les recycler ou les jeter, selon leur état, et retrouver de l’espace.

À passer quelque temps à regarder des boîtes de vieilles photos, vous vous rendrez compte que plusieurs des personnes qui y apparaissent vous sont inconnues. De plus, l’Internet vous offre des clichés professionnels des sites d’intérêt que vous avez visités. Il y a moyen d’élaguer les photos en ne retenant que les meilleures où famille et amis figurent et de faire le tri dans les photos anciennes de famille.

Les cadeaux et la loyauté

De prime abord, sachez qu’il n’y a aucun lien réel entre les cadeaux et la loyauté. Quelqu’un peut garder tous les cadeaux reçus d’une personne sans y être fidèle et le contraire est aussi vrai. Les relations ne tiennent pas aux objets. On s’imagine parfois que de laisser aller un présent c’est comme trahir l’individu qui nous l’a offert. Ce n’est absolument pas le cas et il serait probablement outré que vous pensiez de la sorte. Tout comme vous ne vous attendez pas à ce que tous les cadeaux que vous avez offerts soient encore dans les maisons des gens à qui vous les avez donnés… n’est-ce pas?

Donc, il n’y a rien qui vous oblige à conserver tous les cadeaux, cartes et lettres que vous avez reçus. Un cadeau se donne libre d’attaches. Une fois passé le plaisir de le recevoir, s’il n’a aucune utilité dans votre vie, pratique ou esthétique, vous pouvez l’offrir à quelqu’un qui saura davantage s’en servir. Vous n’aimez pas moins ces gens pour autant. Vous tenez à les conserver? Alors, servez-vous-en. Les cadeaux reçus entreposés dans le fond d’une armoire n’ont aucune raison d’être. S’il ose vous poser la question, votre donateur sera probablement plus heureux de savoir qu’une autre personne en profite que de le retrouver couvert de poussière chez vous.

Achèteriez-vous cet objet aujourd’hui?

Une façon d’évaluer la pertinence d’un objet est de se poser la question à savoir si on l’achèterait aujourd’hui. Cette question permet de distinguer entre l’attachement au passé et la réalité du présent. Il est probable qu’il y ait dans votre résidence plusieurs objets, outils ou vêtements qui n’ont aucune utilité, fonctionnelle ou esthétique.  En retirant ces pièces de votre demeure, vous épurez votre milieu, ce qui met davantage en valeur ce que vous aimez vraiment. Vous enlevez des pelures du cocon étouffant pour retrouver de l’espace et respirer l’air dégagé de l’oasis.

Et puis l’écologie dans tout ça?

Les personnes sensibles aux enjeux planétaires s’inquiètent de la (sur)consommation et des effets de tous ces déchets, particulièrement de plastique. On recherche toujours l’endroit qui donnera une deuxième vie à ce qui sort de notre maison. Cependant, certaines choses ne se recyclent pas, n’intéressent personne et doivent tout simplement être jetées. S’en laver les mains en les déposant chez des organismes à but non lucratif alors qu’ils ne sont pas vendables, c’est demander à des gens débordés de s’occuper de nos poubelles.

Il ne faut pas se sentir coupable de mettre des choses à la poubelle.

Plutôt, il faut faire notre mea culpa et reconnaître que nos achats, nos accumulations, nos doubles, et nos collections en décrépitude ont déjà causé leur tort environnemental. Ces objets seront source de pollution, peu importe où ils se retrouvent. Vaut mieux s’en défaire dans le meilleur endroit pour contenir les polluants : un site dévoué à la gestion des déchets.

Prochaine étape? Apprendre de ses erreurs. Ce peut être en explorant le marché de l’occasion; en favorisant des achats avec une longue durée de vie utile; en privilégiant les matériaux naturels, en recherchant des moyens d’éviter les plastiques.

Laissez-vous guider

Il existe de nombreuses ressources qui peuvent vous aider. Certaines s’offrent sous forme d’ateliers, d’autres sur Internet par des agences gouvernementales. Vous retrouverez aussi plusieurs blogueurs qui partagent leurs expériences et leurs conseils afin de faciliter votre réflexion et votre mise en action. 

Ainsi, nous vous invitons à découvrir notre blogue, Un futur simple, pour retrouver de l’espace et vous rapprocher davantage d’un intérieur oasis. Recevez l’infographie « 15 minutes en mode débarras » ainsi que l’accès à notre Centre de ressources ici.

Au plaisir de vous croiser à nouveau!

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Michel et Julie sont un jeune couple à la retraite de carrières emballantes et exigeantes, Julie en éducation comme enseignante et directrice d’écoles secondaires, et Michel comme gestionnaire d’organisations culturelles et d’une association professionnelle. Ils habitent en Ontario au Canada et sont parents de deux jeunes adultes. Ils aiment la vie, la simplicité, la nourriture et les voyages. Un futur simple est leur façon d’accompagner les gens dans leur cheminement vers une vie inspirée du minimalisme.

Un futur simple et Troisième peau ayant de nombreux points communs, Julie m'a proposée une collaboration afin de faire découvrir à nos lecteurs l'univers de l'autre. Quelle belle idée!
Pendant que je présente la réflexion de Michel et Julie sur le désencombrement, ils mettent en valeur l'article que j'ai écrit pour eux sur la compatibilité entre luxe et minimalisme. Vous pouvez retrouvez mon article "Le luxe d'être (chez) soi" en cliquant ici :) 


Bonne lecture à tous :)